Performance de Roukiata Ouedraogo vendredi, le 6 février, à 19h
Journée internationale de tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines

INVITATION
Le 6 février est la Journée de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines.
Dans le cadre de notre exposition «Les fleurs ne se taisent pas», nous vous invitons à la performance et installation de Roukiata Ouedraogo.
Roukiata Ouedraogo est née Fada N’gourma au Burkina Faso en 1979.
Elle arrive en France dans les années 2000.
Suite à réflexions malveillantes sur son accent trop « africain » elle décide de suivre un stage de prise de parole au Cours Florent où elle suivra finalement un cursus qui fera d’elle une comédienne.
Depuis, elle a écrit et joué quatre seules en scène, dont « Yennenga, l’épopée des Mossé » en 2008, puis « Je Demande La Route » en 2018 dans lequel elle parle de l’excision qu’elle à subi à l’âge de trois ans.
Roukiata est aussi autrice de plusieurs livres.
Son premier roman « Miel Sous Les Galettes » paru chez Slatkine & Ci en 2020 remporte quatre prix. Suivra « Le Petit Mari » en 2023. « Un Espoir Rêvé » est publié chez Rageot en 2024. Sa bande dessinée « Ouagadougou Pressé » sortie chez Sarbacane en 2021 rencontre également un franc succès auprès du public. Elle à joué dans plusieurs films, Docu-fictions et cours métrages.
En 2020 elle développe et écrit la série « Omerta à Ratanga », sur les conséquences des avortement clandestins, une série commandé par L’ONG RAES basée à Dakar.
Roukiata est très engagée dans le milieu associatif, de l’éducation à la santé et les droits des femmes et des jeunes filles. Elle lutte également contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles.
La performance sera suivie d’un apéro-cocktail.
Date: vendredi 6 février 2026
Horaire: 19h
Lieu: Gallery Brulhart, Rue des Vollandes 21, 1207 Genève
Entrée libre. Nous nous réjouissons de vous accueillir.
LES FLEURS NE SE TAISENT PAS
exposition de groupe curatée par Mafoya Glélé Kakaï
du 14 janvier au 8 mars 2026
Vernissage en présence de la curatrice mardi 13 janvier, 18h à 20h
Visite commentée par la curatrice jeudi, le 15 janvier, 18h
Visite commentée par la curatrice
"Les fleurs ne se taisent pas" est une exposition d'art conçue autour du thème des mutilations génitales féminines (MGF) par la créatrice et juriste féministe Mafoya Glélé Kakaï du Bénin. L'exposition réunit des artistes dont les pratiques, enracinées dans des contextes africains, interrogent la violence faite aux corps des femmes tout en ouvrant des espaces de parole, de mémoire et de réparation. Ce projet s’inscrit pleinement dans les axes de la galerie "action" et "intersectionnalité" en faisant dialoguer les arts visuels, la performance et la littérature comme instruments de résistance et de guérison collective.

Rift Vulcain (2024)
La fleur, symbole fragile et universel, traverse l’exposition comme métaphore du corps féminin : parfois blessé, parfois triomphant, mais toujours vivant. Ce motif relie des œuvres diverses : peinture, technique mixte, photographie, vidéo, installation sonore et performance, où la beauté et la douleur cohabitent, rappelant que la mémoire des femmes est aussi celle d’une lutte et d’une transmission, expression du souhait profond que la pratique cruelle des MGF cesse, et que nos filles pourront grandir en toute sécurité et dignité.

Mutilation (2025)
Les œuvres de Owanto, Aida Silvestri, Mafoya Glélé Kakaï, et Awa Ndiaye ancrent le parcours dans la confrontation directe avec la violence : vulves mutilées, silhouettes silencieuses, voix retrouvées.
Les créations de Kidist Degaffe, Fatoumata Kouyaté, et Maggy Dago poursuivent cette exploration du corps, de la mémoire et de la renaissance, en tissant des liens entre couleur, texture et écriture. Enfin, Nourrath la Debboslameuse prolonge cette dynamique dans la performance, faisant vibrer la parole comme un acte de révolte et d'affirmation de soi.

Fragments saison 3 - Roukiata
(Paris Septembre 2023)
Ainsi, "Les fleurs ne se taisent pas" propose un espace de résonance et d’engagement : un lieu où les blessures, les corps et les voix s’unissent pour dire que la beauté peut guérir, que la mémoire peut parler, et que la parole des femmes, une fois éclose, ne se tait jamais.
La performance de Roukiata Ouedraogo le 6 février 2026, Journée internationale contre les mutilations génitales féminines, sera le point culminant de cette exposition, donnant la parole aux femmes qui transforment la douleur en art vivant.
Mafoya Glélé Kakaï, Curatrice